mercredi, février 23

don't waste your light on me


J’ai du brouillard dans la tête et de l’eau dans les oreilles (par l'arrière). Prendre le métro dans l’autre sens à huit heure trente en me demandant ce que je penserais d’une fille comme moi si je me croisais, en allant à l'école. Les yeux vides les pieds emmêlés en train de parler touteseule tout bas. «Paumée», sans doute.

Qu’est ce que je peux y faire je n’ai plus trop le contrôle. Sur rien et encore moins sur les mots qui me tournent autour comme des mouches pressées. Je commence à être timide même quand j'ai descendu des litres d'alcool blanc alors je n'aurai pas ce que je veux, je m'y fais, j' essaie. Je projette des envies stupides sur des situations stupides (je mange trop de chips au paprika, que faire) mais il y a toujours mes réactions (non réactions) stupides qui viennent fermer des portes que j'ai imaginée ouvertes alors qu'il n'y a personne derrière. J’essaie d’accorder de l’importance à des choses qui n’en ont pas vraiment, qui ne devraient pas en avoir, qui n’en auraient sans doute pas si quelque chose de stable était rangé dans un coin, pas trop loin, tout près même, tout près pour crever les abcès et corriger mon vocabulaire;assez près pour ranger mes cheveux fânés derrière mon oreille et me prendre la main quand le gouffre est trop grand. C’est difficile de faire semblant d’être enjouée. C’est difficile les lendemains de soirées, aussi.

Enfiler un éclair au chocolat en quatre secondes, ça n’aide pas. Essayer de faire sortir tout cette merde par mes yeux non plus, ça n’aide pas. Trainer son corps couvert de bleus sur des sols remplis de crasse et faire semblant de comprendre ce qu'on vient me raconter à l'oreille ? nein. Minauder sur un blog, pareil. Pareil. Tout est vain qui finit bien. Je passerai toujours pour la blonde un peu stupide et pas du tout crédible.

J'aimerais bien être minuscule pour rentrer dans la poche de quelqu'un à qui tout réussit, à qui personne ne résiste, quelqu'un qui n'a pas constamment peur, pour voir, voir ce que ça fait.

Laisser passer et supporter son manque d’optimisme encore un peu, tenter de devenir LA fille.

Y aurait-il quelqu'un pour m'aider?

Non, naturellement, non.

Solitude is bliss, ah ouais, ah ouais.


7 commentaires:

Le Marcheur a dit…

Voudrais-tu passer une journée dans ma poche? C'est plein de saletés, mais une journée ça passe...

Marine a dit…

il faut d'abord que je devienne minuscule (pas évident..)

Marine a dit…

(mais je veux bien)

Anonyme a dit…

Sors avec!

Marine a dit…

presque drôle

Anonyme a dit…

S'il est grand et brun...

Marine a dit…

nein j'ai déja donné..