dimanche, novembre 7

big city-bright lights


aj'i epru

très. Ne pas décompter, ne pas dire bonjour à la solitude assise en face de moi, ne pas penser aux feuilles collées par terre et aux longs soirs trop vite arrivés sans rien de beau à me raconter. Où es-tu. J'ai besoin de
Même les oiseaux n'osent plus passer par le ciel (ceux qui vivent dans les cerises ont bien de la chance)
J’ai des éclairs au bout de doigts mais je ne sais pas m’en servir, apparemment. La pluie phosphorescente m’empêche de voir clair ; tout est brouillé; même les vitres du tram; la buée.

Il ne faut pas croire que tout ce gris est sans douleur, dolorès.

Je ne sais pas ou poser mes yeux quand je ne regarde pas vers l’arrière ; ils sont fatigués, la curiosité disparait avec les similitudes des matins sans lendemain parce que je décapite d’avance, je ne veux pas voir de visages; on ramasse tout on rigole on claque les portes comme des petits chats perdus. Et puis on lève le pouce.

Les chiens sont lâchés et bien sûr, je ne cours pas assez vite, les traces de pas dans la neige ont disparu, jolie tentative de fuite. J’ai aidé l’avalanche mais elle ne m’a pas dit merci. Il ne reste rien de cette ancienne tempête, elle est calme elle est sage elle sourit, mais rien n’est à moi, même pas la fièvre.

Je deale mon poison derrière les rosiers, ça je le fais bien. Comme on est tous beaux avant l’ensevelissement ; les os craquent, je me demande si je suis la seule à les entendre. Mes mains sont trop petites pour contenir tout ce que j’ai à perdre, alors ça coule un peu partout et certains sautent à pieds joints dedans.


Cercle cercle cercle,
c’est magnifique comme les gens s’en sortent; mais qui me retient par les cheveux alors ? ce n’est plus drôle, moi aussi je veux y arriver. Je mets du coeur (et du corps) à l’ouvrage pourtant, mais, mais, ce n’est jamais ça. Ce n’est jamais bon et l’embuscade de la lassitude est tout autour, vivante (elle), prête à me tuer.

Est-ce que quelqu'un voudrait bien allumer la lumière??

Le royaume de la chambre dépeuplée, des ombres qui dansent sur le mur comme des folles autour d’un feu qui n’existe plus.

bullshit

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1 commentaire:

Anonyme a dit…

C'est beau