vendredi, mars 12

Wakatépé baboun



j'entre en guerre

Contre

A : Les absences, les absents. Ils sont cons, ils ont tort. J’ai raison. L'argent (absent lui aussi) qui me donne envie d'acheter (nike, laptop, faire le tour du monde)

B : La bêtise. Des autres, la mienne. Celle qui me fait croire un certain jour ensoleillé quand le métro me crache, les yeux et l’horizon dorés et tout, qui me fait croire à cette phrase qui résonne comme une délivrance: l’amour est mort. Ah ah, il est mort! Le soleil rend fou et naïf.

C : Les clochards qui me poursuivent, qui veulent dormir chez moi et me tripotent les mollets une fois que la nuit court à travers Bruxelles

D : Les démons à l’arrière de mon crâne, ces cons qui ricanent et attendent le soir pour rallumer ce qui était éteint (en principe)

E : L’ennui, majestueux

F : Les fayots la fatigue les faux-semblants le froid, faux faux faux tout ce qui est faux, marine dans la quête de la vérité vraie, de la pureté de la grâce de l’innocence de la vertu. Sainte Marine a d’ailleurs agit pour son prochain en ce douze mars, un jeune adolescent blond sale est venu me demander si j’avais les sms gratuits. C’était son jour de chance, je lui ai prêté mon portable, je n’ai pas pensé une seule seconde qu’il pouvait se sauver tel une gazelle et me laisser comme une conne trop gentille. Mais j’ai eu raison de croire en le genre humain, après deux sms il me l’a rendu. Quel est le pluriel d’sms? J’étais juste un peu irritée, il a fait des fautes. F comme faute, je n’en ferai plus, plus les mêmes, une fois mais pas deux, enfin je suis quand même le genre de fille à toujours tomber dans le panneau.

G : Les garçons (tous des cons), la généralisation stupide (moi? Non)

H : L’hiver, cette histoire sans fin

I : Les ipod qui font exprès, en mode aléatoire, de sélectionner la chanson qui tord le coeur, dans ce cas-ci c’était 505, contre l’innocente marine qui m’habite parfois et qui ne choisit pas la facilité en utilisant la technologie (next song), mais résiste et se dit qu’elle supportera ça le temps de quelques stations. Mes fesses, les yeux gluants, les gens gênés, moi à renifler comme un cochonnet, et ces petits souvenirs qui remontent comme ça, comme si de rien, comme les sanglots, etc. L'ihecs, aussi

J : Les jeudis, les jeudis sont des jours horribles, officiellement jour de poisson rouge, d'attente, de rien, de vide, de creux, de m-e-r-d-e.

K : Contre la lettre K qui sert à rien

M : moi (facile). Note que, ne plus exister, ça fait mal; puis partir loin, faut du courage. Pas peur pas peuurr

N : les nains, avec leurs minis jambes et leurs minis bras et leurs minis troncs et ça me fout la maxi trouille (pareil pour les mongoles et les trisomiques, je n'y peux rien c'est comme ça)

O : je réfléchis mais j'ai trop de combats à mener

L : (je l’avais oublié) Laurent Garnier et son insupportable intonation dans itiiizouwatitiiz

P : Le paprika qui est addictif (essayez de ne pas terminer un paquet de chips entamé. Mission impossible mais j’y arriverai, il suffit de ne pas l’ouvrir). Je me bats aussi contre les malheureux qui prononcent tchips et le féminisent. Tu veux une tchips ? Bouffe le ton chips. Le net m’apprend des trucs sympa, je peux dire croustille pour chips, comme au Québec. Et tomatine pour ketchup, c’est plus joli / Les pigeons, toujours le même combat. J’ai cependant imaginé une stratégie: si les pigeons ne s’envolent pas quand je marche droit sur eux, c’est parce qu’ils ne me voient pas. Les yeux sont de chaque coté de la tête donc je dois les prendre de profil ces volatiles couleur trottoir. Easy / Papa ; je ne suis plus la seule femme dans sa vie et c’est vraiment frustrant de ne plus être la première pour personne. C’est même triste, je ne suis plus la reine, la reine des prunes la reine des dunes l’ennemi a envahi le royaume, nous sommes perdus ;

Q : les questions qui me taraudent (faut le faire pour le placer celui là hein. Je m’épate, parfois) et qui m’empêchent de faire autre chose. Je passe donc pas mal de temps à m’interroger sur des choses dénuées d’intérêt, comme : si personne ne pense à moi à cet instant (fort probable), que personne n’a une image de moi en tête, est-ce que j’existe vraiment ? est-ce que mon passage est noté quelque part, est-ce que « moi » c’est quelque chose, etc, est-ce que je disparais alors dans le néant jusqu’à ce que mon image ressurgisse de la perte ? (..) quand est-ce que je serai totalement chauve ? est-ce qu’un jour je découvrirai un truc qui n’est pas encore nommé et que je pourrai inventer le mot qui deviendra l’objet ? etc etc

R : les rapaces qui font payer les vestiaires 1€50 et les pipis 0.50, HONTEUX !

S : les « salut ça va ? oui et toi ? ouais » ou variante enjouée « salut ça va ? oui super et toi ? super ! ». le jour ou je planterai mon drapeau blanc arrivera lorsque quelqu’un aura le cran de me dire « non et toi ? ben non..bon ben salut ». C’est maaal d’être négatif. Positif positif !

T : toi (facile. Il suffit de ne plus y penser)

U : l’usure (des chaussures de ma peau de mes cheveux de mes yeux qui ne voient pas plus loin que le bout de mon nez des amitiés des discussions des habitudes)

V : la vodka qui empoisonne mon sang innocent

W : les cours de Web, Dreamweaver et les côôôdes. Ennuyant.

X : mes chromosomes. Je veux amputer mon X et le changer en Y. Je veux être un garçon parce que OUI tout est plus facile. Et que je préfère les fringues de mec, les parfums de mecs, les coupes de cheveux de mec, et les filles jolies courent le rues, vous vous êtes ou ?

Y : je sais pas

Z : Zut j'ai envie de mettre ça :

"J'en ai parlé à Yéyé en rentrant de l'école. - Tu sais ce que c'est qu'une dépression ?' - C'est un truc de riche. Dans le quartier, si on va mal, on appelle pas ça une dépression. On dit que c'est dur et que ça va passer. Et si ça passe pas, on se drogue. Les médicaments ne sont pas les mêmes partout. Et les médecins non plus. Il y a beaucoup de types comme Henry. On les voit traîner. Ils partent de chez eux le matin, et marchent toute la journée. On dirait des zombies. Mon copain Brice m'a dit que c'est le béton qui rendait dingue. Qu'à force de voir les murs et les immeubles dégueulasses, on se salit l'intérieur de la tête. Depuis je marche souvent en regardant le ciel.

Et s'il pleut, je ferme les yeux. " S. Benchetrit, le coeur en dehors (c'était adorable)

5 commentaires:

Lola a dit…

lovvvveit

Anonyme a dit…

Pour K t'aurais pu mettre Kereta :D

Signé : Jules :)

Marine a dit…

mais je veux pas être en guerre avec toi moi! :)

Anonyme a dit…

tu utilises quoi comme appareil photo?

marine a dit…

un nikon d3000 avec objectif 35mm 1.8 :)