mardi, septembre 27

Hope that something pure can last



15 septembre: ne rien attendre et concéder des petits bouts de soi. Je ne sais même plus ce que ça fait de ressentir la stabilité et la douceur constante. Je fais sans, mais pas semblant. A peine rentrée et déjà le retour de la Grande Masquarade, et je ne fais rien pour l'éviter. C'est beau Marine, c'est beau.


27 septembre: et je m'enfonce un peu plus chaque jour dans le sordide, et avec le sourire, s'il vous plaît. Comme tu fais ton lit tu te couches, ça oui. Surtout quand les draps sont déjà sales.

L’absurdité de ce que je fais me saute à la gueule de temps en temps, comme ça sans prévenir, un éclair de lucidité. Sur le coup ça pique un peu, puis j'oublie; ensuite ça recommence. Je n’ai plus à me plaindre, ce sont des choix que je pose, pleine de confiance en mes capacités d’ancienne fille tragique. Parce que oui j’aime à m’imaginer que j’ai changé, que tout ça sert à quelque chose, que les leçons sont bien apprises par coeur, que les schémas ne font que se répèter, inlassablement, et que l'anticipation est la clé. C'est bien pour ça que ça m'enferme complètement dans un faux rôle de fille qui joue sans rien avoir à perdre. Une fille qui ne sait pas dire non, juste par plaisir de se voir foutre le bordel dans sa propre vie comme si elle en avait plusieurs en stock. Je me demande quand mon psychisme se sera dégradé au point que ça ne me fasse plus rien, vraiment plus rien, de tenter de calculer ma valeur dans les paires d'yeux qui croisent les miens pendant quelques heures, puis d'arriver au constat mesquin que je n'y représente pas grand chose; 
dégradé au point que je n'éprouve plus de honte à ces prénoms qui se succèdent, aux regards soutenus de ma mère qui cherche à comprendre, à suivre. La complicité je ne l’ai pas, je dois me blinder pour ne pas fondre directement sous les gestes agréables et les discours classiques, moi on me demande juste le silence et si je perds beaucoup mes cheveux.
Ca y est, je recommence à psychoter. Welcome home honey.


29 septembre: des petits bouts de mois de juillet qui reviennent en avion pour remplir mon été indien, ça fait juste le bien qu'il faut. S'asseoir dans les fauteuils confortables des hautes sphères, fumer un peu, s'enfoncer dans quelque chose de doux, et le laisser parler. c'est des moments comme ça qu'il faut pour que l'un chasse l'autre et que j'oublie tout, même d'être triste. Maintenant par contre les adieux se fixent, je survivrai, oui, sans surprise, comme toujours; c'est plus si dur, il suffit de redescendre.



1 commentaire:

Anonyme a dit…

toujours aussi beaux, tes mots.