vendredi, décembre 31

cause it’s hot inside, isn’t that enough




Cette année, ce sera juste la même chose, la même chose en pire.
En pire parce que des mois de course dans les jambes, de danses irréelles et de fuites, toujours.
J'ai mis quatre heures à m'endormir, je n'aime pas les fins d'année, on se sent obligé de faire le point. Et quand je regarde en arrière je ne vois pas grand chose de clair, des essais-erreurs, des leçons stupides qu'on tire de situations stupides. Je ne suis fière de rien. Ni des gueules de bois ni des envies de stabilité dévorantes qu'elles font remonter le lendemain. J'aimerais retrouver des valeurs, en fait. Se faire désirer au lieu de se brader, comme ça, au plus offrant, au moins moche, à celui qui me voit.
Ceci dit je ne vais pas commencer l'année en déprimant, non, non, j'accepte avec le sourire ma condition de fille du vingt-et-unième siècle, la déprime n'existe plus nulle part, c'est une façon de vivre, un oiseau apprivoisé, je champagniserai et je vais partir m'amuser encore et toujours avec la même vieille chose que je serre au fond de ma poche: faire semblant de ne pas être seule, faire semblant de ne pas être moi.
(pour me préserver, un peu )


J'en ai marre je veux partir. J'avance pas, putain, j'avance pas.
Il suffit que mon papa m'envoie un message pour me souhaiter le meilleur, non, le mieux, pour cette année, qu'un inconnu me prenne dans ses bras à 7h56 dans le métro rempli de gerbe en me demandant sérieusement si ça va, qu'une fille de 27 ans me dise que j'ai l'air d'être quelqu'un de fantastique, et oui..non, trop de gens me manquent, c'est sûr. (je me répète, non?)

Moi j'ai envie de faire l'amour, plus de baiser, c'est égoïste, merde, merde, merde, trop solitaire et ça te prend beaucoup plus que ce que ça te donne. Ca te vide et ça te vole, l'image renvoyée est loin d'être jolie. C'est même plutôt moche, quand on n'a plus d'estime de soi. J'ai envie de pleurer de trop d'amour.
On est le premier janvier et j'écris de la merde. Je suis quand même très douée pour dire les mêmes stupides choses avec des combinaisons de mots différentes. Marine ou la reine de la paraphrase.

Petite claque.
Mais ça ma grande fallait t'y attendre, t'as atteint un point de non retour et tu t'enfonces un peu plus dans le manque de réaction; qui ne sème rien ne récolte pas grand chose. Mords-t'en les doigts. Parfois, je me dis que je fais exprès de ne pas réagir pour pouvoir regarder les choses me passer sous le nez et me plaindre par après, ce n'est pas possible, pas possible autrement. (et oui, c'est un paragraphe plein de sous-entendus -que personne n'entendra) But I don't care if you don't / And I don't feel if you don't/ And I don't want it if you don't...

Jai envie de me coucher et de parler, parler, raconter cette vie que je vois passer et prendre des tournants trop serrés, de raconter tout ce temps qui passe et tout ce qu'on ne sait pas, de raconter ce qu'on est devenu, de raconter pour ne plus être cette étrangère à qui on claque une bise, un souvenir. J'ai tellement de choses à dire, ça fait mille ans. J'ai envie qu'on m'écoute, qu'on me donne des conseils, qu'on me fasse rire. J'ai besoin de proximité; non, de complicité. C'est beau de rêver, on dit que tant qu'on a encore de l'espoir ça vaut la peine. La peine de quoi, c'est trop amer. You couldn't care less. C'est sans doute ça qu'il faut, de toute façon.

J'aimerais bien qu'on m'emballe dans quelque chose de doux pour ne pas sentir les coups de poing et les manques de tact, puis qu'on aille me déposer chez les loups.
Tout perd son goût beaucoup trop vite (surtout quand on a la langue brulée par des mots fatigués)

- je me demande pourquoi vous êtes si nombreux à venir ici, c'est loin d'être drôle et plein de vie -
cette horreur.

should i give up or should i just keep chasing pavements (even if it leads no where)?

On ressent vite qu'on n'a plus sa place quelque part;
qu'on n'a plus de place nulle part.
Que l'espace est trop grand et qu'on est indéfiniment bloqué dans l'entre deux.

10 commentaires:

Anonyme a dit…

tu devrais prendre des pillules magiques pour te requinquer !

Marine a dit…

des pilules qui filent la patate!

Anonyme a dit…

Ici c'est peut être pas très drole (et encore tu sais nous arracher des sourires) mais c'est plein de vie, justement, et on se retrouve peut être un peu tous dans ces morceaux de vies.
Moi aussi jvoudrais bien faire l'amour et ne pas baiser, mais j'ai peur qu'au final faire l'amour redevienne plus moche que de baiser (abstinence alors ? :D ). Si on tombe une fois est ce que c'est intelligent de sauter une seconde fois ? C'est ma grande question du moment ^^
Quand à abandonner ... Non, mauvaise idée. Impossible d'expliquer pourquoi. Peut être parce qu'au final on en ressort plus grandes :)
Bonne année malgré tout ;)
Marie

Marine a dit…

"Si on tombe une fois est ce que c'est intelligent de sauter une seconde fois ?"
J'aime bien. Bonne année :)

Lola a dit…

florence elle dit
"Because falling's not the problem
When I'm falling I'm in peace
It's only when I hit the ground
It causes all the grief"
http://www.youtube.com/watch?v=vPLrqKrnYts

Lola a dit…

"if there was nowhere to land, I wouldn't be scared at all" :)

Anonyme a dit…

It's a New Moon today - perfect moment to let go of what was...let it all burn, and start over...become what could be.

Marine a dit…

c'est demain, la nouvelle lune..

Anonyme a dit…

... sympa ton blog... parfois noir mais tellement réel! parfois jaune ... et plein de soleil, de promesses. Pourquoi ne pas parler? Toutes les présences sont-elles absentes? Toutes ces absences sont-elles présentes?
Tu demandes des conseils, mais accepterais-tu d'en reçevoir? Tu demandes à parler, mais accepterais-tu l'écoute?
Tout le monde a sa place, a une place. Cette place, si tu ne l'occupes pas, elle existe .... même inoccupée.... L'espace n'est jamais trop petit ou trop grand: c'est celui qu'on se ménage; si on se le ménage... on s'y place.....
Anonymement anonyme que tout cela...

Anonyme a dit…

On vit juste pour quelques rencontres...