vendredi, septembre 17

i'd like to talk with you


+

- bonjour
- bonjour, mademoiselle!
- s'il vous plait
- 1,20e
- s'il vous plait. Aurevoir
- Au revoir, Mademoiselle! (..) si vous avez le temps on peut aller prendre un café?


pourquoi pas un jus de pomme, j'ai l'air tellement à côté de mes pompes ou quoi?
l'été est fini, les chiffres ne mentent pas, même si le ciel fait un peu semblant pour me faire plaisir. Rien ne fonctionne jamais comme dans mes plans, enfin c'est pas comme si j'en avais c'est bien ça le problème. Je me laisse flotter comme un poisson mort , j'ai juste envie d'écouter les chansons mièvres de raphaël en pyjama avec une tablette de chocolat blanc et puis et puis les personnes qu'il me faut juste à côté, celles qui m'écoutent ou ne me forcent pas à parler, celles qui me manquent. Mais tout le monde est parti découvrir la planète, même la chambre à côté de la mienne se vide; je déteste. Les adultes pleurent et claquent les armoires quand ils rangent la vaisselle, mais moi je fais l'aveugle la sourde et la muette; valeureuse autruche que je suis. Les paroles de réconfort je les ai pas, je les attends. Si j'ouvre la bouche si je tente quoi que ce soit tout ce qui est susceptible de sortir c'est une espèce de cri de cochon égorgé, je ne veux pas effrayer. Je ne veux pas craquer, pas encore.

Même le clip de raphaël est jugé trop violent, alors rien ne va plus.
C'est juste que tout se casse, les gens, les structures, les choix d'options, les amours d'été, les verres, les voix au téléphone. C'était une journée où je me voyais marcher, ce sera une semaine très longue.

En plus de ça j'en ai marre des filles qui ont l'argent pour être belles


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