Ca va être long et ennuyeux mais j’avoue l’attendre un peu, ici c’est trop court et beaucoup trop rapide, je n’ai plus le temps de rien.
Je ne sais pas, je n’ai pas la prétention de ressentir pour deux, mais je crois qu’on se retient pour ne pas craquer (et c’est idiot). Enfin, c’est triste & doux, + des pointes de nostalgies et des rires parce que personne n’a changé au fond + les gamins c’est nous, toujours. La gamine, c’est moi, un deux trois je pleure quatre cinq six on ferme le téléphone, sept huit neuf demain matin comme si de rien.
J'aimerais être à la fin de l'attente, attendre la fin, ou arrêter d'attendre la fin de l'attente. Je vais l'écrire partout pour me le rentrer dans le corps; il n'y a pas de retour. Seulement des allées et venues très tard, des aller nulle part et pas mal de trajets perdus. Je ne sais pas comment l'équilibre survit d'un côté, et meurt de l'autre. C'est étrange mais c'est comme une fatalité; je sais très bien que/ non je ne sais rien & j'ai pas envie d'apprendre.
Je suis en train de tout refouler, je n'ai pas encore implosé, les poches sous mes yeux sont pleines mais rien ne déborde et tout est propre, les cils clairs et ombragés sous les orages. Je ne rampe plus je prends sur moi, ça devient malsain de geindre encore comme une mendiante, j'en suis consciente, et d'ailleurs une fois passé le cap des cent nuits sans lui (ça sonne un peu comme sans toit ni loi) on s'accommode.
C’est agréable de se faire embrasser la peau pendant une nuit qui chuchotte avec des bouteilles qui sombrent et des murs qui n’enferment pas. C’est agréable mais pas suffisant, jamais. Rassurant peut-être, de se dire qu’il n’y a pas que des cons aux dents longues pour te manger toute crue puis se retourner, merci, au revoir, je ne sais pas ton nom. Qu’est ce qu’il y a? Les verres vides sont mes bonnes excuses. - Ne mets pas cette chanson. Après tout c’était bien, c’est d’autres images sur le même son, un calque pour obscurcir des images déjà ternies, anyway, ça reste flou et c’est des moments rares qui me sauvent.
Dormir (la nuit) est un combat, sortir du métro aussi. J’ai envie d’être couchée dans l’herbe, le sommeil à mes pieds et les cauchemars dans les bois. Un rien m’irrite, j’ai mal aux yeux à croire qu’ils sont en verre. La lumière est crue et puis et puis le ciel est ouvert.
Mademoiselle tu es charmante. Toi t’es pas charmeur et je ne suis pas charmée alors va-t’en, s’il te plait.
Ce matin j’ai tout renversé, café confiture eau.
22 mai, il faut se dire que dans ce genre de moments, rien ne peut être pire, qu'il n'y aura que de l'un peu mieux dans l'après. Mais les manques restent trop, je cherche le mot, béants à combler, impossibles à enjamber, surtout quand ça revient pas vague, par odeurs et par visages. Par présences connexes, même.
Au blocus de décembre je n'aurais même pas imaginé en être encore là au blocus de juin. Je n'avance pas ça n'avance pas, rien ne recule & je n'oublie pas. Enfin, soit.
2 commentaires:
(rire nerveux) ok pour la dernière phrase. nous sommes d'accord. quelle merde je te jure.
Somewhere along the way, my hopefulness turned to sadness
Somewhere along the way , my sadness turned to bitterness
Somewhere along the way, my bitterness turned to anger
Somewhere along the way, my anger turned to vengeance
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