Sometimes I feel like saying, "Lord, I just don't care"
But you've got the love I need to see me through
Parfois j’ai envie de pleurer mais je me retiens (oui c’est possible, c’est pas si compliqué : empêcher les coins de la bouche de se casser vers le bas, serrer les lèvres, fixer la lampe, respirer), j’ai envie de tout envoyer à l’autre bout de la pièce parce que les choses m’irritent, à être là comme ça posées et moi je ne trouve pas de place ou faire tenir mes jambes, moi, mes doutes et en fait là je suis en train de lire Lunar Park et je crois que ce genre de lecture ne convient pas du tout à une fille dans mon état ; ça me fout les boules comme jamais, au point que je me retiens jusqu’au matin pour traverser le couloir et aller faire pipi.
Parfois aussi je me trouve misérable
Parfois je m’aime et les oiseaux chantent avec moi
Parfois j’aimerais avoir un flingue dans ma table de nuit
Parfois j’aimerais avoir une table de nuit
Pendant trois ans je me suis demandé ce qu'il me trouvait. Puis ça a été ce qu'il ne me trouvait plus que je n'avais jamais trouvé. Maintenant c'est un truc du style est-ce que quelqu'un le retrouvera?
Parfois j'aimerais le trouver toute seule, emprunter tes yeux du début pour me regarder en souriant; sortir de cette peau qui m'enferme un peu trop et comprime tout ce que je voudrais exprimer/exploser, m'accepter comme ça, marine c'est moi
Les jours passent & se ressemblent, se rassemblent en semaines, en mois, déjà. Je passe à travers ça, ce moi ce nous ce toi c'est tout. Je me comment dire, recrée un espace de vie. bientôt j'aurai à nouveau des envies et la machine sera relancée.
Mon frère m’a planté un parasol chinois dans le chignon et un bref instant je me suis prise pour Audrey T., mais j’ai vite remarqué que le parasol était vert et toutes les choses que ça implique ; j’ai déchanté (les oiseaux aussi)
Ma chambre mélange mes vêtements et le laisse trainer partout, elle se salit toute seule, on dirait presque que quelqu’un d’autre vit ici avec moi et m’étouffe la nuit.
MERDE après tout j'ai le droit de ne pas m'en remettre, j'écris ce que je veux et je fais une crise quand je veux voilà personne n'est obligé de lire de compatir et personne ne décide pour moi et tout le monde ne dispose pas de cette facilité à s'amuser oublier le mal qu'on a fait faire semblant de ne pas s'en rendre compte et ne rien ressentir, une espèce de fausse personne à la con, l'égoïsme en première ligne, meurs
Je suis passée du "contre toi" au "contre toi", le chemin entre les deux je ne me souviens plus, c'était trop rapide et trop sec
2 commentaires:
C'est sur et certain! Tu retrouveras tout ce bonheur...
Marine, tu as des idées plein la tête. Tu es richesse, fusion, idéaux et désenchantement!
Tu trouveras un gars capable de comprendre ça.
L'était-il, lui?
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